L’avez-vous remarqué ? Si les ténors mondiaux du cyclo-cross utilisent tous (sauf erreur de ma part) un système de freinage classique aux cocottes, les reines de la discipline se répartissent en deux écoles : les tenantes de l’orthodoxie en vigueur chez les garçons et celles qui optent pour une double commande avec leviers additionnels. C’est notamment le cas de Marianne Vos (voir photo), la championne du monde en titre, mais aussi de  l’Américaine Kathy Compton ou encore de la Rémoise Pauline Ferrand-Prévot (du moins lors des dernières manches de la Coupe du Monde, à Namur ou Zolder).

Qui a raison, qui a tort ? Impossible évidemment de trancher,  les résultats des un(e)s et des autres plaidant à tour de rôle en leur faveur. Le choix (ou non) de double leviers relève sans doute de plusieurs facteurs : la façon de « conduire » son vélo sur différents types de terrain (sec, gras, carrément boueux, gelé, sablonneux…), le tracé et le relief du parcours lui-même (avec par exemple, comme à Namur, des zones de freinages en haut de bosses que beaucoup montaient mains sur le haut du cintre), des habitudes prises depuis le plus jeune âge ou via la pratique du VTT, des conseils prodigués par les entraîneurs au regard des préférences de ces derniers, etc. Bref,  il ne s’agit probablement pas d’une simple question de mode, même si les succès de Marianne Vos et ses consoeurs pourraient bien faire des émules chez d’autres athlètes, filles ou garçons, notamment chez les plus jeunes.

Le « double freinage » se généralisera-t-il chez les féminines, chez les hommes ? Ne recueillera-t-il que les faveurs d’une minorité de cyclo-cross (wo)men ? Réponse d’ici quelque temps. En attendant, les avis sur la question des spécialistes des champs et sous-bois sont les bienvenus !

Marianne Vos

Crédit photo : Balint Hamvas (http://cyclephotos.co.uk)