D'un côté, une Ligue Nationale du Cyclisme qui refuse d'inscrire le Tour Méditerranéen au calendrier 2012. De l'autre, des organisateurs  qui affirment que l'épreuve aura bien lieu et s'élancera comme prévu le 9 février. Au milieu, une Fédération Française de Cyclisme "soucieuse de l'intérêt supérieur du cyclisme français et inquiète quant au devenir d'une épreuve phare" (on le serait à moins...). Devant la tempête qui secoue le landerneau de la petite reine, la FFC propose une médiation entre les deux parties, "regrettant qu'aucune audition de l'organisateur n'ait été organisée préalablement à la décision définitive de refus d'inscription de l'épreuve, apportant son soutien à l'ensemble de ses organisateurs tout en rappelant son engagement à faire respecter les règles relatives à l'organisation d'épreuves et le paiement des droits dus à la Ligue." En matière de discours "diplomatique" soucieux de ne froisser personne, difficile de mieux faire.

L'avenir du Tour Med reste très incertain. Même si l'édition 2012 devait avoir lieu, "l'affaire" laissera des traces. Les organisateurs de la course entendraient déjà demander des dommages et intérêts auprès de la Ligue (1) ! Devant cet imbroglio, difficile d'imaginer que les 25 équipes candidates attendent patiemment un éventuel accord entre les parties prenantes. Un programme de courses soigneusement établi s'avère un élément déterminant dans la réussite d'une saison. Alors forcément, certains doivent se dire qu'il vaut mieux tenir que courir, quitte à s'engager ailleurs que sur ces terres de Provence-Côte d'Azur où ils ont leurs habitudes. Surtout si, au final, ils ne peuvent pas y courir.

 

(1) http://www.cyclismactu.net/news-2012-le-tour-med-aura-bien-lieu-selon-l-organisation-21262.html